Le SIDA

Publié le par barbara

J'ai eu une discution très intérressante et très étonnante avec des collègues de travail agés de 22 à 28 ans.

Et je me suis aperçu qu'en fait il ne connaissaient rien à ce virus( transmissions, periode d'incubation etc)

Et comme ils savent tous que j'ai un diplome de secrétaire medico sociale, les questions fusent.

J'ai parlé à la CPE de faire au sein du collège des rencontre avec des spécialistes mais elle m'a répondu " ca ne serre à rien ils sont trop jeunes"

Y'a t-il un âge pour avoir des relations sexuelles aujourd'hui? L'évolution des moeurs est tellement importante que je ne pense pas. Les jeunes aujourd'hui sont ils bien au courant des riques que peut avoir une relation non protégée. Si on remarque que des personnes de 22ans et plus ne savent pas qu'une fellation peut apporte le sida. Où en est les connaissance sur la question pour des gamins âgés de 11 à 17 ans????

Ce virus se propage à une vitesse tellement importante et foudroie tellement de personnes que je crois que certains rappels sont à faire.

Le sida est la phase grave et tardive de l’infection par le virus d’immunodéficience humaine (VIH). Sida est l’abréviation de syndrome d’immunodéficience acquis, ce qui signifie que le sida n’est pas une maladie héréditaire, mais qu’elle se transmet par voie sexuelle, par voie sanguine, par voie transplacentaire (mère-enfant). En l’absence de tout traitement pour atténuer la progression et l’action du virus, le sida se déclare plus ou moins rapidement : l’issue est inévitablement mortelle.

 

 Le virus

Comme tout virus, le VIH se reproduit et se développe à l’intérieur des cellules d’un hôte bien spécifique. Celui du VIH est l’être humain. Il se loge plus particulièrement dans les cellules du système immunitaire et détruit certains globules blancs, les lymphocytes T4. Le virus prolifère au sein des cellules qu’il a infectées lesquelles, avant d’être détruites, produisent de nouveaux virus qui vont infecter d’autres cellules. C’est le phénomène de la réplication virale.

L’être humain a normalement dans le sang entre 800 et 1000 lymphocytes T4 par millimètre cube : on parle de sida, ou sida déclaré, lorsque le nombre de lymphocytes descend au-dessous de 200.

Toutes les personnes infectées par le VIH ne sont pas automatiquement malades du sida ; par contre, porteuses du virus, elles sont susceptibles de le transmettre. 

 

 

Etre séropositif

Dès la contamination, le virus se diffuse et se reproduit rapidement dans l’organisme, puis se stabilise à un niveau qui varie d’une personne à une autre. Cette période peut passer inaperçue ou se manifester par un état grippal qui disparaît de lui même au bout de quelques semaines. Pourtant, pendant cette phase, l’organisme est envahi par le VIH : le sang et les sécrétions sexuelles sont remplis d’une grande quantité de virus, les contacts sexuels non protégés sont particulièrement infectieux

 

La fin de cette phase que l’on appelle « primo infection » correspond à la période appelée « séroconversion ». Traduction : quelques semaines après la contamination, l’organisme produit des anti-corps pour lutter contre le VIH. C’est la présence de ces anticorps que l’on détecte par un test de dépistage qui permet de déclarer que la personne est séropositive. Le virus reste actif, mais se reproduit lentement et ne provoque généralement pas de signes extérieurs visibles.

 

 

 Ca se soigne ?

Le sida se soigne, mais ne se guérit pas.

Au fur et à mesure de l’évolution de l’infection, le système immunitaire se dégrade et devient incapable de défendre l’organisme face à toutes sortes de bactéries, parasites, champignons, virus et à la multiplication de cellules cancéreuses. Résultat : l’apparition de maladies que l’on appelle « infections opportunistes ». Profitant de la faiblesse du système immunitaire, ces germes, inoffensifs chez les personnes en bonne santé , trouvent un terrain propice pour se développer.

 

La recherche a fait des progrès considérables : des traitements sont aujourd’hui disponibles qui permetttent de lutter contre la multiplication du virus, de soutenir le système immunitaire et soigner les maladies opportunistes. Malheureusement aucun traitement ou projet de vaccin n’a, à ce jour, réussi à éradiquer le VIH et permettre une guérison complète.  

 

Les antirétroviraux : Le VIH étant un virus, un « antirétroviral » est un médicament qui l’empêche de se multiplier dans l’organisme. Utilisé seul, il a une efficacité limité ; associé à d’autres médicaments, il est plus performant : c’est ce qu’on appelle la multi-thérapie, ou tri-thérapie quand on associe trois médicaments.

Ces traitements ont permis à des milliers de personnes vivant avec le VIH de prolonger leur existence dans les meilleures conditions possibles. Malheureusement, ils ont des effets secondaires importants : ils peuvent provoquer des déficiences en globules blancs ou rouges, endommager le pancréas ou les terminaisons nerveuses, sans oublier les troubles du sommeil, les nausées, les diarrhées.

Ces médicaments ne sont pas administrés systématiqu ement à toutes les personnes séropositives. La mise sous traitements repose sur des critères biologiques (quantité de virus, état du système immunitaire) et psychologiques.

 

 

 

 

 Pourquoi ?

On ne guérit pas du sida : la prévention est la seule arme contre le sida et les autres IST.

A l’heure actuelle, même si les multithérapies sont un progrès évident et un vrai espoir d’allongement de vie, la majorité de ces traitements sont lourds, difficiles à suivre et à vivre au quotidien. Certaines personnes contaminées ne les supportent pas. Et en aucun cas, ils ne guérissent du sida. Seules solutions : la prévention et la protection.

 

 Comment ?

On parle de « safer sex » (sexe à moindre risque) et de « safer use » (usage à moindre risque) pour définir les différentes mesures qui permettent de limiter les risques de transmission. C’est-à-dire faire en sorte que les liquides contaminants (sang, sperme, liquide préséminal, sécrétions vaginales) ne pénètrent ni dans votre corps, ni dans celui de votre partenaire.

Cela implique :

- pour les personnes qui s’injectent ou sniffent de la drogue, de ne pas partager leur matériel : avoir sa propre seringue, sa cuillère, son eau, son coton et sa paille.

- pour les personnes qui ont des rapports sexuels, utiliser un préservatif avant tout contact : toutes les pénétrations, qu’elles soient vaginales, anales ou buccales, doivent être protégées par un préservatif ou un carré de latex

 

 

Il est inutile de chercher sur soi-même ou une autre personne les marques du VIH. Seule une prise de sang permet de détecter la présence du virus dans l’organisme. En France, cette démarche reste libre et volontaire

 

- Le test du sida n’est pas une obligation : Il ne doit pas être imposé (par un employeur ou tout autre personne) et ne doit pas être pratiqué à l’insu ou sans le consentement des personnes concernées.

 

- Le test du sida ne peut être utilisé comme un moyen d’identification ou de répression : par exemple pour exclure une personne de son travail, ou pour entraver sa libre circulation…

 

- Le test du sida n’est pas un moyen de prévention. Si vous avez une sexualité non protégée ou si vous partagez du matériel d’injection, vous auriez tort d’imaginer que vous êtes invincible parce que vos tests se sont tous révélés négatifs. Le VIH peut se transmettre à la vingtième, à la centième comme à la première prise de risque. 

 

  Si vous venez d’être exposé à un risque …

- Vous avez eu une relation sexuelle non protégée avec une personne que vous savez porteuse du virus du sida, ou dont vous ne connaissez pas le statut sérologique

- le préservatif s’est déchiré au cours du rapport

- vous avez partagé la seringue d’un usager de drogue

- vous vous êtes blessé avec une seringue usagée, ou avec un objet souillé de sang d’une autre personne

 

 … Que faire dans les 48 heures possible (au plus tard, dans les 48h après la prise de risque)

Prenez rendez-vous le plus tôt possible aux urgences d’un hôpital, si possible avec votre partenaire. Aucun test ne peut encore à ce moment détecter le virus. Cependant le médecin peut, selon l’évaluation du risque, prescrire un traitement pour tenter d’empêcher l’infection (multi-thérapie pendant 4 semaines)

Pour en savoir plus, Sida Info Service : 0 800 840 800

 

 Pourquoi faire un test de dépistage ?

- Parce que vous avez eu un ou des rapport(s) sexuel(s)sans préservatif avec une ou des personne(s)) séropositive(s), ou dont vous ne connaissez pas le statut sérologique .

- Parce que vous voulez savoir où vous en êtes par rapport à l’infection VIH

- Parce que le préservatif s’est déchiré ou a glissé pendant le rapport

- Parce que vous avez partagé ou vous êtes piqué accidentellement avec du matériel d’injection ou avec un autre objet souillé de sang d’une autre personne

- Vous vivez une relation stable et vous souhaitez ne plus utiliser le préservatif dans votre couple

- Vous envisagez d’avoir un enfant

 

 Quand faire un test de dépistage ?

De nouvelles techniques permettent le dépistage du VIH dans les différentes phases de l’infection.

Vers le 15ième jour après l’exposition

On peut dépister précocement le virus lui-même.

A partir de la 4ième semaine après l’exposition

Le test consiste dans la recherche d’anticorps anti-VIH, par un test Elisa qui sera confirmé par un autre test Western Blot. A partir de la 4ième semaine les résultats de ce test sont fiables à plus de 99%, il est donc inutile d’attendre 3 mois en cas de doute.

 

 Le résultat

 

Même si on a pris un risque il y a longtemps, connaître le résultat d’un test de dépistage est important pour plusieurs raisons :

 

Si le test est positif (= contaminé par le virus du sida)

- Cela permet de bénéficier d’un suivi médical adapté et approprié. Le médecin évaluera s’il est alors opportun de commencer un traitement ou pas. Aujourd’hui, même si l’on ne guérit pas du sida, les avancées thérapeutiques laissent entrevoir de nombreux espoirs. Il existe des médicaments efficaces pour ralentir l’évolution de l’infection.

- Un suivi régulier permettra de surveiller l’évolution de l’infection et de réagir en fonction en adaptant les soins.

- Cela permet d’en informer ses partenaires, et de mettre en place une stratégie de prévention afin d’éviter de se contaminer avec de nouvelles souches virales rendant les soins difficiles, mais aussi de protéger les autres.

Être séropositif n’interdit pas d’avoir des relations sexuelles, mais celles-ci devront être protégées systématiquement en cas de pénétration pour ne pas contaminer son, sa ou ses partenaires. La majorité des personnes qui apprennent leur séropositivité subissent une épreuve et un choc important qui peuvent provoquer des états psychologiques tels que révolte, culpabilité, déni, angoisse ou déprime. S’informer et trouver une aide adéquate est alors prépondérant. Dès lors il ne faut pas hésiter à s’adresser aux divers organismes spécialisés qui apportent soutien et conseil.

 

 Si le test est négatif (= pas contaminé par le virus du sida)

- Le test de dépistage du sida ne protége pas du VIH, il indique juste la présence ou non dans l’organisme du virus du sida au moment donné. Il sera donc important après la remise du résultat de réfléchir à ses comportements et à ses pratiques afin de mettre en place une stratégie de prévention adaptée. N’hésitez pas à demander conseil…

 

Où peut-on faire un test ?

Dans une consultation de dépistage anonyme et gratuit (CDAG) qui permet :

- de respecter la confidentialité absolue. La séropositivité au VIH est aujourd’hui encore à l’origine de nombreuses discriminations dans notre société, aussi bien dans le domaine familial que dans le milieu professionnel.

- De donner accès à une consultation gratuite avec un médecin avant et après le test. C’est l’occasion de rappeler la nature du test et ce qu’un résultat positif ou négatif peut impliquer.

- De recevoir des conseils, une information précise et adaptée

- De prendre de la documentation et du matériel de prévention

 

• Dans certains centres de planification et d’éducation familiale

 

• Sur prescription médicale dans n’importe quel laboratoire d’analyses médicales (il sera alors remboursé par la Sécurité Sociale)

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Publié dans barbara60160

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A
Bonne idée d'avoir fait cet article, çà va sûrement servir à plus d'un !!!<br /> Comme tu l'as si bien dit, trop peu de gens restent ignares sur le sujet, et pourtant....
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